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Nous voici de retour pour un article qui parle de la routine de nos auteurs ! Aujourd'hui c'est Angie Le Gac, plume haute en couleurs, franche et talentueuse, qui nous raconte un peu son quotidien.

 

"Comme je travaille sans filet et sans plan la plupart du temps, je vais procéder de la même façon pour ce petit billet qui risque d’être un peu décousu. A ce stade là — 37 mots au compteur — je me suis déjà levée trois fois de mon bureau :

— pour remplir la gamelle d’eau de Chien numéro 1 qui mourait littéralement de soif à en croire son air désespéré…

—pour donner ses croquettes à Chien numéro 2.

—Pour faire sortir Chien numéro 24 ( Quoi ? Y’en a que deux ? Vous êtes sûrs ? )

Je me suis aussi interrompue pour ouvrir un post-it sur mon bureau sur lequel j’ai noté : « penser à compter les chiens ».

De ce que j’ai écrit précédemment, vous avez pu déduire que je travaille à mon bureau, qui n’est pas dans LE bureau, mais dans un coin du séjour, LE bureau étant accessoirement le dressing, la chambre d’ami et l’endroit où je planque tout ce qui déborde ailleurs. Vous avez compris également que j’ai vingt-quatre deux chiens qui détestent que je ne leur accorde pas toute mon attention et se déchaînent dès que je me mets à écrire. Ils reconnaissent ce moment car je me fais un café, lance une musique apaisante et inspirante — bruit de la pluie dans la forêt, clapotis des vagues, bols tibétains, ce genre de sons…

 

 

Bon admettons que j’ai réussi à les calmer, que le téléphone ne sonne pas à ce moment-là, que le facteur, les éboueurs, etc. me laissent tranquille, j’ouvre Word. Là, deux options : je travaille sur un manuscrit nouveau ou sur un manuscrit en cours.

Dans le premier cas, si je ne suis pas dans l’urgence d’une idée tout juste née et qui balaierait tout le reste, je vais piocher dans ma liste d’idées de romans ou de nouvelles et j’ouvre trois documents : un avec les fiches des personnages principaux que je détaille le plus possible – à ce sujet je ne peux que vous conseiller l’excellente fiche de Jeremy Baltac (https://issuu.com/jadesequeval/docs/fiche.jeremy.baltac) – , une autre avec la trame du roman, une liste des grandes scènes, un vague ( très vague) plan et le dernier pour le manuscrit en lui-même, et je me laaaaaaaaaaaance. Souvent, le temps et la personne de la narration s’imposent d’eux-mêmes, c’est assez intuitif et je n’y réfléchis pas à l’avance. Par contre si je sens que cela ne fonctionne pas, ne colle pas avec mon texte, je reprends au bout d’un ou deux chapitres, je transforme et n’y touche plus.

Lorsque je travaille sur un manuscrit en cours, la routine est bien rodée : je relis ce que j’ai écrit la veille, en général entre 500 et 1000 mots, très rarement plus. Je corrige, peaufine ce qui fait qu’à la fin de mon roman, j’ai très peu de travail de réécriture à faire. Des corrections, certes, des suggestions de ma bêta-lectrice que j’intègre en apportant les modifications mais, très peu de reformulation.

Que vous dire d’autre ? A part quelques minuscules textes rédigés en atelier d’écriture et qui ne dépassent jamais le stade de brouillon, je n’écris rien à la main et jamais ailleurs que chez moi. Le seul roman que j’ai écrit à la main était mon premier : Coming Out. Je ne déteste rien autant que devoir retranscrire une version papier sur l’ordinateur.

 

Coming out, le premier roman d'Angie Le Gac

 

J’ai une capacité de concentration assez limitée, même lorsque je suis en période d’écriture, il est rare que je « travaille » plus de deux heures par jour. La suite ne vient pas, a besoin de décanter ou de mûrir dans mon subconscient pour se proposer à moi le lendemain ou un jour suivant dans une forme correcte. Je n’ai jamais essayé de forcer cela en écrivant davantage, en m’imposant un temps d’écriture plus long.

Une dernière chose que je peux ajouter et qui résumerait un peu ma patte d’auteur : mes textes sont assez courts. Je n’aime pas diluer une idée, je n’aime pas remplir des pages avec des banalités du quotidien. J’essaie d’aller à l’essentiel, de sortir des clichées et des formules toutes faites en proposant une autre version, une autre façon de dire, et j’aime beaucoup les fins percutantes probablement car je suis avant tout fan de polar, même si je n’en écris pas.

Voilà pour mes secrets de fabrication. Si vous avez des questions, je me ferai une joie de vous répondre. Bonnes lectures à tous."


Merci beaucoup Angie !

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Et retrouvez-la sur son blog : https://angielegac.wordpress.com/

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