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Pour ce billet de blog, comme tous mes copains/copines auteurs, j’ai eu carte blanche et par conséquent le fameux « embarras du choix » qui est son corollaire… J’ai finalement eu envie de vous causer du farniente, de la procrastination, du temps où je n’écris pas. Ça tombe bien, je suis en plein milieu d’un nulle part littéraire de grande envergure et de longue haleine ; la vraie vie n’étant pas très clémente avec moi depuis un an, j’ai dû mettre mon activité d’écriture en suspens, faute de temps et d’humeur. Muse s’est envolée sous d’autres cieux, vacances à durée indéterminée. Alors au lieu de me désoler de cet état de fait, de lutter, d’essayer d’écrire à tout prix, je profite de ces vacances forcées pour nourrir mon imaginaire.
On parle souvent du processus d’écriture, de ces trucs et astuces, de la routine de l’écrivain, mais on disserte très peu sur le reste de sa vie. Que devient un écrivain lorsqu’il n’écrit pas ? Qu’advient-il de lui dans l’entre-deux livres ? N’est pas Amélie Nothomb qui veut, qui ne s’accorde jamais de pause dans la discipline de fer qu’elle s’impose, la plupart des autres vivent parfois sans écrire et parfois durant de longues périodes… Des jours entiers, des semaines, des mois et parfois même des années sans accoucher d’autre chose que de la liste des courses. (ou d’un billet de blog ;) ) 
Ces journées-là doivent-elle être considérées comme du temps perdu ? Sont-elles par manque de mots alignés, pour autant inutiles ? Vous entrevoyez ma réponse, non ? Evidemment : «  NON » ! Ce « temps-mort » est utile. C’est de lui que se nourrit l’imaginaire, il est le terreau, l’engrais des histoires futures. L’auteur doit vivre (lire aussi, ou regarder des films, rencontrer des gens, dormir et rêver, aimer et souffrir, perdre et gagner) engranger des expériences, des savoirs, qu’il pourra utiliser pour rendre son œuvre riche et généreuse. En attendant, en se posant, et en s’absorbant dans la vie autour de lui et dans le monde, il pourra partager beaucoup plus que s’il ne passait son temps qu’à écrire.
Je conclurai donc en vous souhaitant à tous un bel été, de bonnes vacances, de longues siestes et à mes amis écrivains de recharger les batteries de leur imaginaire.
Angie Le Gac.
 
 

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